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Urban generations: Post-colonial cities
01-03 October 2004

Conference Abstracts

11. Bouayad, Larbi; Ecole Natonale d’Architecture-Rabat, Morocco:
"La tentation urbaine"

En 1950, sur les trente premières villes du monde, le tiers était situés dans les pays du sud et près de 60 % de la population urbaine mondiale était concentrée dans les pays développés. En 2000, plus des trois quarts des plus grandes villes du monde se trouvent dans les pays du sud et les villes des pays développés hébergent moins du tiers des 3 milliards d’urbains que compte la planète.

Bien avant l’avènement du 21ème siècle, la moitié des populations de l’humanité a succombé à la tentation urbaine sans acquérir, pour la plus part, le statut d’urbanité : plus des 2/3 de ces populations, en quête d’une intégration urbaine et dans des conditions indigentes, ne peuvent l’atteindre. Les chiffres prévoient pour 2025 une augmentation des populations urbaines dépassant les 2/3 de la population mondiale. Les ¾ des mégapoles de la planète de plus de 10 millions d’habitants seraient situées dans l’hémisphère sud. La planète Terre présenterait alors l’aspect suivant :
- des bidonvilles avec des quartiers-pôles super gardés dans l’hémisphère sud ;
- des villes cybernétiques entourées de périphéries dangereuses dans l’hémisphère nord.

A ce rythme, nous pouvons nous attendre à l’émergence progressive et persistante, avant la fin de ce siècle, de la ville Terre : espace urbain hétérogène et stratifié.

Ces perspectives nous interpellent à plus d’un titre :

N’y a-t-il à l’horizon de notre humanité que le seul mode de vie urbain ?
Qu’en est-il des autres modes de vie rural et pastoral ?
Sommes-nous condamnés à vivre dans des villes inégales et multiformes ?

Les planificateurs urbains contemporains1 affirment que « lorsque l’on planifie une ville nouvelle, une autre ville informelle vient s’imposer par une porte dérobée : comment rendre vivable cette ville informelle ? ».

La ville informelle qui s’impose aux côtés de celle planifiée est-elle un mal nécessaire ?
Comment affronter ces problèmes de face et de tous côtés dans une approche de solutions multilatérales ?

Peut-on substituer à l’exode rural celui urbain par une promotion de développement local intégré et complémentaire ?

- Notamment Mme BANASOPIT Mekvichai, professeur à l’Université Chulalong Korn de Thaïlande, un des « témoins du Sud » du PRUD (Projet de Recherche Urbaine pour le Développement) dont le colloque de clôture s’est tenu à Paris du 5 au 7 mai 2004.

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